Lundi 12 mai 2008


Il a fait beau, j'me suis armée de mon appareil et j'ai vaqué dehors. Je descendais le terrain quand j'ai failli marcher sur ce lézard. Je n'ai pas compris pourquoi il ne partait pas, alors je l'ai foudroyé. Il a bien posé. J'ai compris en regardant les photos pourquoi il ne partait pas. Il avait réussi à choper un vers de terre ^_^ !






ajouter un commentaire commentaires (2)   
recommander
Dimanche 11 mai 2008

Jeune pucelle.

 

Jeune pucelle, si tu savais,

Comme ta nature me châtre.

 

Jeune pucelle, ta peau fraîche de muscade

Me donne l’envie de saveur nouvelle.

Déchirer ta coquille et te dévorer.

 

Jeune pucelle au cœur de noisette,

Ta pâleur m’exquise et tes sourires me font fureur.

Colorer ta peau d’une teinture fiévreuse

Et enduire ton corps de morsures.

 

Jeune pucelle, ta gorge neige,

Tes cheveux charbon,

Tes yeux d’une profondeur océanique,

Et tes lèvres sanguines,

M’enchante et me désespère à la fois.

 

Vieille pucelle, dans la violence je chancelle.

Le visage sombre de te clientèle

Me fait vaciller.

C’est la valse des enfoirés.

Jeune pucelle devenue rêche,

J’retourne à la pêche

                          Aux donzelles.

 

Nuboa

 

ajouter un commentaire commentaires (2)   
recommander
Jeudi 8 mai 2008
ajouter un commentaire commentaires (1)   
recommander
Vendredi 2 mai 2008



Auteur célèbre du Parfum, roman récemment (il y a 2 ans) adapté au cinéma, P.S. met en scène un homme tout ce qu'il y a de plus "monotone". Il a son appartement, sa valise, son travail, et depuis de nombreuses années, il vit la même journée tous le temps, sans que cela le dérange. Puis un jour, il se lève, comme à son habitude, il souhaite se rendre aux toilettes avant que les occupants de l'immeuble ne le fasse, et il se retrouve nez à bec avec un pigeon. Tout bascule. Un court roman qui fait plaisir de part l'écriture très minutieuse, et plaisante. En quatre-vingt cinq pages, on découvre Jonathan Noël.




********************************


"L'imminence de la nuit ne se devinait qu'à la nuance délicatement doré que prenait la lumière, et aux franges mauves des ombres."






ajouter un commentaire commentaires (0)   
recommander
Vendredi 2 mai 2008
Encore une aventure pour Malaussène, héro et narrateur, ce personnage de roman à qui il n'arrive que des problèmes. Accroché à sa famille, il nous embarque dans Belleville, à la recherche du père d'un de ces frères, le Petit. Ha oui ai-je oublié de dire que ce qui fait le charme de cette petite (petite ?) famille c'est le fait que chacun ait son histoire, et un père différent, car la mère est un "apparition", elle revient rarement à la maison, mais toujours enceinte. Des chrétiens et des Maures, un roman d'une centaine de pages, qui se lit en une heure. On le dévore avec beaucoup de bonheur et content de retrouver Pennac et son humour.

A lire : la saga Malaussène, non ? et puis Comme un roman.









"Louna était déjà infirmière à l'époque.
Le corps médical appréciait hautement le sien."


"Aucun doute, oui, ce type, là, qui avait été et serait l'amant
de Louna, et qui présentement sondait le coma du Shérif,
ressemblait comme deux gouttes d'eau à une
planche à voile [...]."


Nuboa
ajouter un commentaire commentaires (4)   
recommander
Dimanche 27 avril 2008
Tu m'as écris un petit truc sur une catin qui dévore les hommes, et bien je l'ai dessiné.
Je me suis amusée, j'aime sa cambrure, et ses mollet, et ses chevilles, sa petite robe,
Ses longs cheveux ondulés. Elle était pas faite pour cette histoire de putain.
Mais elle va joué son rôle.







"Il y a sur un banc une jeune fille.
Plutôt jeune femme d'ailleurs.
Elle est ni belle, ni moche,
parce que la beauté ne veut rien dire,
qu'elle est charmeuse cette fille là.
Ca lui suffit.
Des cheveux longs, bruns, foncés...
Juste une petite mèche sur son front.
Comme un accroche coeur."


ajouter un commentaire commentaires (3)   
recommander
Dimanche 27 avril 2008
La poésie, un drôle de monde. On aime, on aime pas. On adore, on déteste. On accroche, on repousse. Ou aucun des deux, voire juste les deux à la fois. Bizarre...
De toute manière, on le dit bien, les receuils de poèmes ne se lisent pas comme un roman,
mais plutôt au hazard, au coup de coeur.
J'ai craqué pour quelques poèmes de Prévert, qui a un goût pour la poésie plus que bizarre. Je conseille L'accent grave, Je suis comme je suis (qui a bien plu à Noutornot),  Le discours sur la paix et trois autres que je vais mettre ici.





L'ORGUE DE BARBARIE

Moi je joue du piano
disait l'un
moi je joue du violon
disait l'autre
moi de la harpe moi du banjo
moi du violoncelle
moi du biniou... moi de la flûte
et moi de la crécelle.
Et les uns et les autres parlaient parlaient
parlaient de ce qu'ils jouaient
On n'entendait pas la musique
tout le monde parlait
parlait parlait
personne ne jouait
mais dans un coin un homme se taisait:
"Et de quel instrument jouez-vous Monsieur
qui vous taisez et qui ne dites rien?"
lui demandèrent les musiciens
"Moi je joue de l'orgue de Barbarie
et je joue du couteau aussi"
dit l'homme qui jusqu'ici
n'avait absolument rien dit
et puis il s'avança le couteau à la main
et il tua tous les musiciens
et il joua de l'orgue de Barbarie
et sa musique était si vraie
et si vivante et si jolie
que la petite fille du maître de la maison
sortit de dessous le piano
où elle était couchée
endormie par ennui
et elle dit:
"Moi je jouais au cerceau
à la balle au chasseur
je jouais à la marelle
je jouais avec un seau
je jouais avec une pelle
je jouais au papa et à la maman
je jouais à chat perché
je jouais avec mes poupées
je jouais avec une ombrelle
je jouais avec mon petit frère
avec ma petite soeur
je jouais au gendarme
et au voleur
mais c'est fini fini fini
je veux jouer à l'assassin
je veux jouer de l'orgue de Barbarie."
Et l'homme prit la petite fille par la main
et ils s'en allèrent dans les villes
dans les maisons dans les jardins
et puis ils tuèrent le plus de monde possible
après quoi ils se marièrent
et ils eurent beaucoup d'enfants.
Mais
l'aîné apprit le piano
le second le violon
le troisième la harpe
le quatrième la crécelle
le cinquième le violoncelle
et puis ils se mirent à parler parler
parler parler parler
on n'entendit plus la musique
et tout fut à recommencer!



VOUS ALLEZ VOIR CE QUE VOUS ALLEZ VOIR

Une fille nue nage dans la mer
Un homme barbu marche sur l'eau
Où est la merveille des merveilles
Le miracle annoncé plus haut ?





PARIS AT NIGHT

Trois allumettes une à une allumées dans la nuit
La première pour voir ton visage tout entier
La seconde pour voir tes yeux
La dernière pour voir ta bouche
Et l'obscurité toute entière pour me rappeler tout cela

En te serrant dans mes bras.
ajouter un commentaire commentaires (2)   
recommander

Présentation

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus