

Jeune pucelle.
Jeune pucelle, si tu savais,
Comme ta nature me châtre.
Jeune pucelle, ta peau fraîche de muscade
Me donne l’envie de saveur nouvelle.
Déchirer ta coquille et te dévorer.
Jeune pucelle au cœur de noisette,
Ta pâleur m’exquise et tes sourires me font fureur.
Colorer ta peau d’une teinture fiévreuse
Et enduire ton corps de morsures.
Jeune pucelle, ta gorge neige,
Tes cheveux charbon,
Tes yeux d’une profondeur océanique,
Et tes lèvres sanguines,
M’enchante et me désespère à la fois.
Vieille pucelle, dans la violence je chancelle.
Le visage sombre de te clientèle
Me fait vaciller.
C’est la valse des enfoirés.
Jeune pucelle devenue rêche,
J’retourne à la pêche
Aux donzelles.